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 La vérité vs la réalité sur le RCA et les énergies fossiles.

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Vinety
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MessageSujet: La vérité vs la réalité sur le RCA et les énergies fossiles.   Ven 3 Juil - 1:22

Salut les membres et les visiteurs


Partie 1

Ce document contient 12 pages. À cause de la limite d'espace allouée sur ce forum pour un poste, cet article à été coupé en trois parties. Les parties 2 et 3 suivent directement ce poste de base.

Discour de Keith O Rattie, président de la Questar Corporation, adressé aux étudiants de l’université de la Vallée de l’Utah, le 2 avril 2009, lors de la remise des diplômes de fin d’année.

Bonjour tout le monde. Je suis honoré de me joindre à vous aujourd’hui.

Je vois dans la salle des représentants de plusieurs corps enseignants, mais aujourd’hui, je m’adresserai principalement aux étudiants de cette superbe institution qu’est la vôtre. Il y a trente ans, j’étais là où vous êtes en ce moment, au point de recevoir mon diplôme (avec en main un diplôme d’ingénieur en électricité), essayant de décider de quelle façon je dirigerai ma carrière. J’ai choisi d’aller travailler pour une compagnie qui produit de l’énergie (Chevron), qui s’est avéré être un faux départ : Je croyais alors, que, quand j’aurais atteint l’âge que j’ai actuellement, que l’Amérique et le reste du monde n’utiliseraient plus de carburants fossiles. Chevron investissait énormément dans les énergies alternatives et y ont perdus beaucoup d’argents et la motivation nécessaire pour trouver des énergies de remplacement, et je voulais alors, prendre part à cette évolution futuriste.

Rapidement, 33 ans plus tard, aujourd’hui, vous les étudiants, ont vous dit cela, bien avant que vous ayez atteint mon âge, "l’Amérique et la planète doivent arrêter d’utiliser les carburants fossiles".

Je vais essayer de faire ce qui parait pratiquement impossible ces jours-ci, de tenir une conversation honnête sur les politiques énergétiques, le réchauffement global et ce que propose la règlementation des "bourse du carbone" pour vous, la génération qui devra vivre avec les conséquences des choix politiques que nous faisons aujourd’hui. Mon but est de vous informer le mieux possible avec des références facilement vérifiables, sans battages publicitaires et des propagandes, et sans faire appel au gros bon sens. Mais avant, quelques mots sur Questar.

Questar est la plus grosse compagnie d’utilités publiques, qui a son siège social dans l’Utah, et est l’une des deux compagnies semblables inscrites sur le S&P 500. (1) La plupart de vous connaissent "Questar Corp", comme parente de "Questar Gaz", la compagnie qui vous envoie régulièrement tous les mois, votre facture de gaz naturel. Mais à l’extérieur de l’Utah et pour les investisseurs, elle est connue comme étant une des compagnies américaines qui grossissent le plus rapidement et vouées à la production de gaz naturel. Nous possédons aussi une compagnie qui gère un pipeline pour transporter le gaz naturel. Nous avons un splendide groupe d’employés qui gère chacune des 5 principales unités de production, et je suis très fier d’eux, pour ce qu’ils ont fait depuis sa fondation, pour transformer cette vieille compagnie maintenant âgée de 85 ans en une compagnie florissante.

Chez Questar nous pensons que notre mission est très simple, produire et délivrer une énergie propre qui rend la vie moderne possible. Nous nous concentrons sur le gaz naturel, ce qui nous met dans une position privilégiée, dans la fourniture d’énergies propres pour l’Amérique future et le débat sur le réchauffement global. Le gaz naturel représente 25 % des besoins énergétiques américains. Mais quand vous faites des mathématiques, la conclusion dont on ne peut ignorer, est qu’un plus grand usage de gaz naturel va être l’avenue privilégiée en ce qui concerne les politiques visant à réduire les émissions de CO². Vous coupez les émissions de CO² de 30 % et du NOx par 90 %, quand vous utilisez le gaz naturel à la place du pétrole dans les autos et les camions, et ici en Utah, vous économisez beaucoup d’argent. Vous pouvez alimenter une auto au gaz naturel compressé, à un cout de .80 cents pour un gallon équivalent. Aussi, vous coupez les émissions de CO² de 30 à 50 %, quand vous utilisez le gaz naturel à la place du pétrole ou de l’électricité pour chauffer votre demeure.

Mais vous n’êtes pas venu ici pour écouter un message publicitaire sur Questal et je ne suis pas non plus, venu ici pour en faire un. Parlons plutôt d’énergie.

Il n’y a surement pas de plus grand défi, que celui dont doit faire face aujourd’hui l’humanité, et votre génération en particulier, pour trouver comment nous allons satisfaire l’énergie que l’humanité aura besoin pour les 9 milliards d’individus prévus pour les années 50. La magnitude de ce défi devient de plus en plus préoccupante, quand nous considérons que sur la population présente de 6.7 milliards d’individus qui vivent sur la planète, il y a 2 milliards qui ne connaissent pas l’électricité et n’ont jamais activé un commutateur.

Maintenant, le "consensus" qui existait dans les années 70, était que l’Amérique et la planète allaient manquer de pétrole. Ironiquement, durant cette même période, les médias clamaient aussi très fort, qu’il y avait un "concensus" scientifique sur le fait que la planète se refroidissait. Les carburants fossiles ne pouvaient en être responsable, mais nous allions tous mourir de froid, à moins que nous jetions aux orties, notre mauvaise habitude de consommer des carburants fossiles. On nous disait que nous devions rapidement trouver une alternative au pétrole. Cette obligation, qu’on nous disait, était trop importante pour la laisser aux aléas du marché, c’était pourquoi les gouvernements se devaient d’intervenir avec des subventions tirées de nos taxes, pour remplacer une forme d’énergie si peu économique. Cette idéologie a mené à la création du fameux Plan national de l’énergie (US) de 1977, une expérience de planification centralisée qui a misérablement échoué. Plutôt en avance sur aujourd’hui et du déjà vu

Aujourd'hui, la peur n’est pas autant que nous allons manquer de pétrole, mais que nous manquons de temps. La terre se réchauffe, les humains sont à blâmer et nous sommes condamnés à une fin apocalyptique, si nous n’arrêtons pas rapidement, l’utilisation de carburants fossiles. À d’autres occasions, on nous dit que la menace est trop importante pour que nous laissions ce travail aux marchés.

Alors, les prophètes de malheur des années 70 se sont drôlement trompés. Je parie que les mêmes prophètes d’aujourd’hui seront tout aussi confondus. Depuis les derniers 39 ans, l’humanité a consommé presque le double des réserves mondiales de pétrole connues en 1970, et aujourd’hui, les réserves de pétrole prouvées sont presque le double de ce qu’elles étaient au tout début. L’histoire du gaz naturel est encore meilleure. Ici et autour du monde, des réserves fantastiques de gaz naturels ont été découvertes. Et encore plus vont être découvertes.

Et deviner quoi? La tendance vers une ère glaciaire des années 70 qui a menée à la peur viscérale du moment, à brusquement stopper dans le milieu des années 70 et a été remplacer par le réchauffement des 20 années suivantes qui se sont terminées par le pic de chaleur de 1998.

La leçon que nous devrions tirer des années 70, est que si l’on en vient à décider combien d’énergie devrait être consommée, quelle sorte d’énergie devrait-on utilisé, et où, comment et par qui devrait-elle être utilisé, ce travail est trop important pour laisser le marché décider.

Maintenant, j’aimerais me tenir ici et débattre de la science sur le réchauffement global. Comme de raison, les médias ont depuis longtemps décidé que le débat était clos, le réchauffement global est une urgence planétaire et nous devons maintenant changer notre façon de vivre. J’ai depuis plus de 15 ans suivi ce débat de près. J’ai lu presque lu sur ce qui s’écrivait sur tout ce que je pouvais mettre la main dessus. Je suis un ingénieur et j’ai la tendance à être sceptique quand les journalistes hyper ventilent à propos de la science : "le monde tire à sa fin, les détails à 11 hrs". Mes recherches m’ont convaincu que les clameurs sur le consensus scientifique sur le réchauffement global induisent en erreur le public et les décideurs politiques, et peuvent refléter d’autres intentions inavouées.

Hé oui, je suis d’accords, la planète terre semble se réchauffer, mais pas tellement inusité et pas tellement alarmant, un degré F dans 100 ans. Effectivement, la moyenne de la température globale a augmenté approximativement d’un degré F par siècle depuis la fin de la période appelée "la petite ère glaciaire", qui s’est terminée il y a 250 ans. Eh oui, le niveau du CO² dans la haute atmosphère a depuis 250 ans, augmentés de 280 ppm alors, à 380 ppm aujourd’hui, c’est.00038. Et que veut dire ce nombre pour vous, que le CO², le gaz que nous exhalons tous, le gaz dans le Coke Diète, le gaz qui est nécessaire à la croissance des plantes, est une trace de gaz qui comporte 4 molécules par 10, 000 molécule de l’atmosphère, sans lui, la vie serait impossible sur terre. Eh oui, la plupart des scientifiques croient que les humains sont responsables de cette hausse.

Mais c’est là où se termine ce consensus allégué. Contrairement à cette certitude vertueuse que certains adoptent, personne ne sait ce que sera la température dans le futur, ni combien de ce réchauffement sera causé par les hommes, et combien par la nature. Personne ne sait comment le réchauffement va influencer la planète, ou comment facilement, les hommes, les plantes et les animaux pourront s’adapter à quelques réchauffements que ce soient qui pourraient survenir. Quand quelqu’un voit, une personne qui dit qu’il le sait, je suggère que vous usiez du conseil de Mark Twain : respectez ceux qui recherchent la vérité, méfiez-vous de ceux qui clament sottement qu’ils l’ont trouvé.

Ma perception du réchauffement global a changé quand j’ai commencé à comprendre les limites des modèles d’ordinateurs que les scientifiques ont construits pour prédire le réchauffement futur. Si la seule variable pouvant influencer le climat terrestre était le CO² anthropique, alors il n’y aurait plus de débat possible, car la température moyenne globale de la terre pourrait seulement monter d’un misérable degré F par siècle. Mais le climat de la terre est ce que les ingénieurs appellent "un système dynamique non linéaire". Les modèles ont des douzaines de saisies d’entrées. Plusieurs ne sont que des opinions des scientifiques, et dans certains cas, seulement une intuition. Par exemple, le soleil est de loin, le plus grand instigateur du climat terrestre. Mais l’intensité du rayonnement solaire varie dans le temps de telle façon qu’il est impossible de prévoir, donc de le modéliser correctement. Un autre exemple est la vapeur d’eau qui a une influence sur l’effet de serre autrement plus puissante que le CO². Les médias appellent maintenant le CO², un polluant. Si le CO² est un polluant, donc, la vapeur d’eau est aussi un polluant, c’est absurde, mais je m’écarte du sujet. Quelques scientifiques croient que les nuages amplifient le forçage du CO² anthropique, d’autres croient que les précipitations agissent comme un thermostat planétaire. Mais les scientifiques ne s’entendent pas sur la façon de modéliser les nuages, les précipitations et l’évaporation, ce qui veut dire que les scientifiques ne s’entendent pas (consensus) sur ce point fondamental.

Mais la réalité pour les consommateurs américains est, que même si vous achetez l’idée que la science est aboutie ou non, la science politisée, elle, est assurée. Avec les médias qui applaudissent ce dogme, le Congrès a promis de faire "quelque chose". Une règlementation sur le CO² s’en vient, même si elle ne fait rien de bon ou pas. Effectivement, le président Obama espère réduire le déficit massif du budget fédéral actuel, en comptant sur de vastes nouveaux revenus venant de la taxe sur l’énergie fossile, ici appelée :"la bourse du carbone". Harry Reid nous a promis une loi sur "la bourse du carbone " pour le mois d’aout 2009.

Avec une législation sur l’énergie fossile, le gouvernement va essayer de créer un marché pour le CO², en vendant des crédits aux compagnies qui émettent du CO². Ils vont établir un plafond sur les émissions maximales de CO² qui pourront être émises par elles. Dans le temps, le plafond irait en diminuant. En théorie, cela va forcer les compagnies à investir dans des technologies énergétiques émettant moins de CO², de façon à réduire leurs cibles d’émissions. Le cout des crédits va être repassé aux consommateurs. Parce que virtuellement tout ce que nous faisons ou consommons dans la vie moderne a une empreinte carbonique et le cout de presque tous les produits que nous consommerons, va grimper. Ceci en théorie, va forcer chacun de nous à choisir un produit qui a une plus basse empreinte carbonique. De quelques façons que vous coupiez la poire, la "bourse du carbone" est une taxe sur la façon dont nous allons vivre notre vie, une taxe planifiée pour produire des retombées massives pour le gouvernement.

La cible à long terme avec la "bourse du carbone" est ’80/50’, une réduction des émissions de CO² de 80% pour 2050. Faisons quelques mathématiques faciles sur ce que le ’80/50’ veut dire pour vous en utilisant l’Utah comme exemple. L’empreinte carbonique actuellement pour l’Utah est à peu près 66 m/t de CO² par années. La population de l’Utah aujourd’hui est de 2.6 millions. Vous divisez ces deux nombres, et l’empreinte moyenne de l’Utah par personne est de 25 tonnes par année.

Une réduction de 80 % de l’empreinte carbonique de l’Utah pour 2050 implique une réduction à partir de 66 m/t aujourd’hui à 13m/t par année pour 2050. Mais la population de l’Utah augmente de 2 % par année, ce qui veut dire qu’en 2050, 6 millions de personnes vivront dans cet état. 13 m/t divisés par 6 millions = 2.2 tonnes par personne par année. Sous le barème du ’80/50’, quand vous atteindrez mon âge, vous devrez vivre avec une allocation de 2.2 tonnes de CO² par année.

Question : Quand est-ce que l’empreinte du CO² de l’Utah a elle été aussi basse que 2.2 tonnes de CO² par personne et par année?

Réponse : Peut être aussi loin que 1847, quand Brigham Young et les premiers pionniers mormons sont entrés dans la Salt Lake valley.

Vous arrivez à une conclusion similaire quand vous faites vos mathématiques sur le ’80/50’ pour toute l’Amérique. Pour les États-Unis le ‘80/50’ voudrait dire une réduction des émissions de CO², de 20 tonnes actuelles par personne par année à près de 2 tonnes par personne par année en 2050. Depuis quand l’empreinte de carbone des États-Unis a-t-elle été aussi basse que 2 tonnes par personne par année? Probablement, pas depuis que les Pellerins arrivent à Plymouth Rock en 1620.

Pour faire court, ‘80/50’ veut dire qu’au temps où vous atteindrez mon âge, vous ne serez pas
autorisés à consommer quoi que ce soit fait de, ou avec des produits fossiles.

Fin de la permière partie

Vinety

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MessageSujet: Re: La vérité vs la réalité sur le RCA et les énergies fossiles.   Ven 3 Juil - 1:43

Deuxième partie :

Bien, je veux que vous vous concentriez sur cette question fondamentale : Comment sur cette terre verte du "Bon Dieu ", un jeu de mots intentionnel : allez vous faire ce que ma génération à dit qu’elle fera et qu’elle n’a pas fait et que vous devrez vous sevrer de l’usage des carburants fossiles en moins de 4 décennies? C’est une question que chacun de vous et effectivement chaque Américain doivent se poser maintenant, parce que, quand il en vient au comment, il n’y clairement pas de "consensus". Simplement dits, qu’en tenant compte de la technologie connue actuellement, nous ne pourrons pas nous rendre là, à partir d’ici!

Le point de départ de ce dilemme est notre incapacité à réconcilier notre prospérité avec notre façon de vivre selon nos idéaux environnementaux. Nous aimons nos autos. Nous aimons la liberté de pouvoir se déplacer à travers le pays, allez à notre travail, prendre l’avion pour pouvoir assister à une conférence ou visiter des amis ou de la parenté éloignée. Nous aspirons à posséder la plus grosse maison que nous pouvons nous payer. Nous aimons tenir nos demeures et nos bureaux chauds en hiver et frais en été. Nous aimons les trucs qui utilisent de l’électricité, nos ordinateurs, nos télévisions à écran plat, nos téléphones cellulaires, l’Internet, et plusieurs autres conforts que la vie moderne nous procure, et tous ces gugusses viennent avec un cordon ou des piles électriques. Nous aimons la nourriture qui ne coute pas cher, de haute qualité et où sont absentes les bestioles. Ce qui veut dire que les fermiers doivent utiliser des fertilisants et des pesticides faits de carburants fossiles. Nous aimons les choses faites de plastique et des vêtements faits de fibres synthétiques. Cependant, toutes ces choses requièrent une énergie peu dispendieuse et de plus en plus abondante pour les fabriquer.

Et deviner quoi? Nous partageons cette planète avec 6.7 milliards d’autres personnes, qui veulent aussi les mêmes choses que nous.

Les besoins en énergie de l’Amérique grossissent à un rythme de 1.2 % par année, alimentée par une croissance de la population et la prospérité. Cependant, quand notre style de vie dépend de sources énergétiques de plus en plus grandes, ça devient carrément de la schizophrénie quand il en vient à ce que les compagnies doivent faire pour livrer l’énergie qui rend la vie moderne possible.

Nous voulons une sécurité énergétique et nous ne voulons pas être dépendants du pétrole étranger. Cependant, nous n’aimons pas l’idée de forer les millions d’acres américains situés sur les terres publiques ou des Rocheuses, et en plus des zones extraterritoriales de l’est et de l’ouest qui ont tous un grand potentiel énergétique et qui sont hors limite quand il en vient à les forer pour toutes sortes de raisons assez mystérieuses. Nous haïssons l’idée de payer l’essence $2 le gallon, mais pas autant que nous exécrions les raffineries qui traitent le pétrole brut et le transforment en essence. Depuis 30 ans, aux États-Unis, nous n’avons autorisé aucune construction de nouvelles raffineries. Nous nous attendons à ce que la lumière soit, quand nous pressons un bouton électrique, mais nous n’aimons pas le charbon, la source qui produit 40% de notre électricité parce que c’est sale et son exploitation mutile la Terre. Aussi, nous n’aimons pas les centrales nucléaires, la source de près de 20 % de notre électricité, pourtant c’est propre, la France l’aime, mais nous, nous en avons peur. L’hydroélectricité est propre et renouvelable. Mais elle aussi a été inscrite sur la liste noire, parce que les barrages menacent les poissons.

Nous ne voulons de pollution d'aucunes sorte, quelque soit la quantité, mais aussi, on ne veut pas qu’on nous demande : "combien êtes-vous prêt à payer pour un environnement parfait?"
Quand il en vient au réchauffement global, le Time nous dit "soyez inquiet, très inquiet", et nous disons que nous le sommes, mais nous n’agissons pas comme tel.

Laissez-moi vous suggérer que notre conversation pour réduire les émissions de CO² doit débuter avec quelques réalités qui choquent les mentalités.


Réalité 1 : La demande mondiale en énergie va augmenter de 30 à 50 % dans les deux prochaines décennies, et en plus, doublera quand vous aurez atteint mon âge. Simplement dits, l’Amérique et le reste du monde vont avoir besoin de toute l’énergie que le marché pourra livrer.

Réalité 2 : Il n’y a pas en ce moment de solution de remplacement à court terme pour le pétrole, le gaz naturel et le charbon. Que vous aimiez ou pas, le monde fonctionne avec les énergies fossiles, et va continuer à le faire pour plusieurs décennies à venir. Le gouvernement américain avec ses propres prévisions, montre que les carburants fossiles vont fournir en 2030, près de 85 % de la demande en énergie, prosaïquement, presque de la même façon qu’aujourd’hui. Oui, un jour le monde pourrait manquer de solutions de remplacement. Mais ce jour est très loin devant nous. Ce n’est pas à cause de notre volonté. Ce n’est pas qui occupe la Maison Blanche? C’est une question de thermodynamique et d’économie.

Dans les années 70, on m’a dit les mêmes choses qu’on vous dit maintenant : que le vent et les panneaux solaires sont les technologies de demain pour le remplacement des carburants fossiles! Une description plus honnête pourrait être "complément". Pris ensemble, le vent et le solaire comptent pour seulement 1/6 de 1 % de l’énergie annuelle utilisée aux États-Unis. Laissez-moi vous le répéter, 1/6 de 1 %.

Voici un diagramme en pointes de tarte montrant la demande en énergie primaire américaine. J’ai demandé à Power Point de montrer la pointe de tarte pour la portion de l’énergie qui vient des éoliennes et des panneaux solaires. Mais Power Point ne peut tracer une pointe pour l’éolien et le solaire, seulement une ligne très mince (sur le PDF).

Durant les 30 années passées, notre gouvernement a investi approximativement $20 millions en subventions dans l’éolien et le solaire, et la seule chose que nous pouvons vous montrer est une ligne très mince sur un diagramme à pointes de tarte.

Sans se laisser intimider par ces chiffres, le président Obama propose de doubler la consommation d’énergie éolienne et solaire de ce pays avant la fin de son premier mandat. Très bien, cela veut dire que la très mince ligne du diagramme va dans quatre ans, s’épaissir un peu. Je veux souligner que l’énergie venant de ces deux sources a presque doublé au cours des derniers trois ans que le président Bush était à la Maison Blanche. D'accord, Bush est parti avec une ligne de base, mais en doublant encore la puissance dans les quatre prochaines années, cela va produire une ligne plus épaisse. Mais si la cible du président Obama est atteinte, l’éolien et le solaire mis ensemble, va augmenter du 1/6 à 1/3 du 1 % de l’énergie primaire utilisée aux États-Unis, et c’est en présumant que la consommation américaine énergétique restera la même qu’aujourd’hui, qui comme de raison ne le restera pas.

Le problème avec l’énergie éolienne et solaire est qu’il devient apparent, seulement, quand vous regardez son empreinte surfacique. Pour générer de l’électricité à un niveau comparable à 1,000 MW avec une centrale alimentée au gaz naturel, vous devrez construire un parc avec au moins 500 petites éoliennes occupant une superficie de plus de 30,000 acres de terrain.

Maintenant l’énergie solaire. Je tiens un article du Denver Post, qui décrit l’histoire d’une centrale alimentée par le soleil installé sur 82 acres au Colorado et qui produit 8,2 MW. Le journal en parle avec fierté et écrit : "La centrale solaire la plus productive aux États-Unis ". Mais quand on tient compte du fait que le soleil ne brille pas toujours, vous aurez besoin de 250 de ces centrales construites sur 20,000 acres pour remplacer une seule centrale de 1,000 MW, alimentée à l’énergie fossile et qui peut être bâtie sur une surface carrée de moins de 40 acres de terrain.

Récemment, le journal The Salt Lake Tribune a célébré le démarrage d’une centrale géothermique de 14 MW, près de Beaver, Utah. C’est fantastique! Mais le journal a oublié de mettre les 14 MW (0.05 %) en perspective. L’Utah a plus de 7,000 MW déjà installés, qui sont principalement des centrales alimentées aux charbons. Les États-Unis ont 1,000,000 MW (1 million de MW) déjà installés. Parce que la demande américaine en électricité augmente de 1.5 % par année soit une moyenne de 10 à 20,000 MW par année pour suivre la demande, qui augmente inéluctablement. Autour du monde, la demande pour le charbon augmente de façon vertigineuse. Près de 200,000 MW de centrales électriques alimentées aux charbons sont actuellement en construction, donc, presque plus de 30,000 MW pour la Chine seule. En fait, il y a 30 centrales alimentées aux charbons construites actuellement aux États-Unis. Et quand elles seront complétées, elles bruleront 70 millions de tonnes de charbon par année.

Pourquoi ma génération a-t-elle manqué dans le développement de l’éolien et du solaire? Parce que les choix énergétiques sont impitoyablement décidés d’avance, non pas par des jugements politiques, mais par les lois immuables de la thermodynamique. Selon le langage des ingénieurs, transformer des sources diffuses d’énergie telle que les photons dérivants du rayonnement solaire, ou l’énergie cinétique du vent qui requiert des investissements massifs pour concentrer cette énergie en une forme utilisable dans toutes échelles importantes.

En plus, le vent ne souffle pas toujours et le soleil ne brille pas 24 heures par jour. S’il n’y a pas de percées majeures dans la technologie de stockage électrique, un problème qui confond les scientifiques depuis plus de 100 ans, le vent et le soleil ne pourront jamais assurer une base fiable pour la production d’énergie électrique.

Mais il n’y a pas seulement que la thermodynamique, il y a aussi l’économique. Depuis plus de 150 ans, l’Amérique a investi des billions de dollars dans nos infrastructures énergétiques actuelles : les centrales électriques, les réseaux, les turbines à vapeur et aux gaz, le ferroviaire, les pipelines, les systèmes de distribution, les raffineries, les stations de services, le chauffage central, les chaudières, les autos, les camions et les avions, etc. Changer cette infrastructure en un système basé sur les énergies renouvelables va prendre plusieurs décennies et de nouveaux investissements astronomiques.

Pour être clairs, nous avons besoin de toute l’énergie éolienne et solaire que le marché peut livrer et à des prix que nous pouvons payer. Mais S.V.P., soyons réalistes, l’éolien et le solaire ne sont pas des solutions de remplacement réalistes pour les carburants fossiles.

Réalité 3 : Vous pouvez argumenter sur l’idée que le réchauffement climatique soit un problème sérieux ou pas, mais il n’y a pas d’argument sur les conséquences de la règlementation du CO², qui va obligatoirement faire augmenter le cout de l’énergie de façon douloureuse. C’est la dynamique d’une "bourse du carbone", de faire monter le cout de l’énergie de façon à subventionner les énergies alternatives, qui ne pourront jamais concurrencer les énergies fossiles. Certains mettent un chiffre de $2 billions pour les consommateurs américains pour la prochaine décennie, $6 billions entre aujourd’hui et 2050, sans mentionner la perte nette d’emplois dans les industries énergivores qui doivent être concurrentiel dans un marché global.

Prenant compte du cout astronomique, j’espère que vous allez poser la question suivante : est-ce que ça va fonctionner? Est-ce que l’expérience de l’Europe est un bon indicateur? La réponse est non.

Avec beaucoup de tapage publicitaire, l’Europe Unis (EU) a adopté une "bourse du carbone" dans un effort pour rencontrer leurs promesses du protocole de Kyoto, de réduire leurs émissions de CO² en bas du niveau d’émissions de 1990 pour 2012. Comment s’y conforment-ils? Actuellement, tous les pays à part un seul ont obtenu un "F" comme note
de passage. Depuis 2000, le niveau d’émissions de Co² de l’Europe par unité du PIB, a augmenté plus vite que les États-Unis! Comme de raison, les États-Unis n’ont pas instauré Kyoto ainsi que 150 autres pays. Il y a une bonne raison pour que la plupart des pays du monde aient rejeté Kyoto : même avec les technologies modernes, il est impossible de stopper les émissions de CO² dans le monde et vivre de façon moderne. La "bourse du carbone" européenne a été créée pour échouer, et elle fonctionne telle que créée

Faisons encore un peu de mathématique pour expliquer pourquoi Kyoto aurait échoué aux États unis et pourquoi la patente de la "bourse du carbone" d’Obama va aussi probablement échouer. Les Américains étaient responsables de 5 g/t d’émissions de CO² en 1990. En 2005, ce montant à hausser à 5.8 g/t. Si le sénat américain avait ratifié le protocole de Kyoto en 1990, l’Amérique aurait promis de couper les émissions de CO² de ce pays à moins de 7 % du niveau de 1990, pour s’établir à 4.6 g/t, 1.2 g/t par année, jusqu’en 2012.

Que faudrait-il faire pour couper les émissions américaines de 1.2 g/t par années pour 2012? Beaucoup plus de sacrifices, que de chevaucher un Schwinn pour aller à l’école ou au travail ou changer les ampoules électriques ordinaires pour des fluo. Nous aurions pu bannir l’essence.

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MessageSujet: Re: La vérité vs la réalité sur le RCA et les énergies fossiles.   Ven 3 Juil - 1:59

Troisième partie

Réalité 4 : Même si l’Amérique coupe ses émissions de CO², ces mêmes modèles d’ordinateur qui ont prédit un réchauffement anthropique pour 2100, et ont aussi prédit que les coupes type Kyoto, n’auront aucun impact discernable sur la température globale pour des décennies à venir, si jamais elles n’en ont une. Quelle a été la dernière fois que vous avez lue dans les journaux, ce genre de message? On nous a dit que Kyoto était "seulement la première étape." Votre génération va peut-être vouloir demander :
"quelle est la deuxième étape,"

[bCela sollicite une autre question : [/b]"combien y a-t-il d’Américains qui sont d'accord avec une première étape, qui n’a aucun effet discernable sur le climat?" La réponse ici en Utah est : pas tellement, selon une étude conduite par Dan Jones & associés publiée dans le Desert News. 63 % des personnes interrogées ont dit qu’ils étaient inquiets par rapport au réchauffement global. Mais quand on leur a demandé : combien étaient-ils d'accord avec l’idée de payer plus cher pour leur facture d’électricité de façon à réduire les émissions de CO², seulement la moitié étaient d’accord de payer plus cher pour leur électricité. Seulement 18 % était d'accord de payer 10 % ou plus pour leur électricité et seulement 3 % étaient d'accord de voir leur facture d’électricité grimper à plus de 20 %.

Voilà le blocage : aujourd’hui, plusieurs Européens payent 20 % de plus pour leur électricité, à cause de l’effort manqué des gouvernements de briser le lien entre la réalité de la vie moderne et les émissions de CO².

Hé bien, si les Américains ne sont pas d’accord pour payer pas mal plus pour leur énergie, comment réduisons-nous nos émissions de CO²? Bien, il y a plusieurs choses que nous devrions faire.

Primo, nous devons améliorer l’efficacité énergétique.
Secundo, nous devons stopper la perte d’énergie.
Tertio, nous devons apprendre à stocker l’énergie ou la conserver.
Quarto, nous devons repenser notre peur exagérée du nucléaire.
Quinto, si nous laissons le marché opérer normalement, le marché par lui-même va continuer de remplacer le charbon et le pétrole par le gaz naturel qui émet moins de CO².

Effectivement, l’année 2008 étant celle où les États-Unis se sont rappelé que les producteurs de gaz naturel ont changé les règles du jeu des politiques énergétiques américaines. Quelques personnes astucieuses de notre industrie ont "brisé le code". Ils ont trouvé la façon de produire des quantités astronomiques de gaz naturel à partir des formations de schistes qui existent en énormes quantités, justement ici, dans notre propre pays. De ce fait, nous savons maintenant que les États-Unis et la planète baignent littéralement dans un océan de gaz naturel. La production de gaz naturel américain a depuis les trois dernières années grossi de façon exponentielle. Un exploit technologique, que les experts du monde entier croyaient encore impossible, il y a seulement quelques années. L’Amérique sait maintenant que les réserves connues de gaz naturel excèdent les 100 ans, selon la consommation courante des États-Unis, et la quantité grossit toujours. Des réserves abondantes veulent dire que le prix du gaz naturel pour la décennie prochaine et plus loin, va probablement être encore plus bas que les derniers 5 ans, malgré que les prix peuvent soudainement augmenter lors de changements imprévus dans les réserves ou la demande, par exemple, lors d’ouragans dans le Golfe du Mexique, ou des froids ou des chaleurs extrêmes. Ces pics seront toujours temporaires. En fait, aujourd’hui, le prix du gaz naturel est à moins de $24 le baril, si on le compare au prix d’un baril de pétrole équivalent. Une bonne occasion, même, sans prendre compte des émissions moindres de CO².

Une plus grande utilisation de gaz naturel produit en Amérique, par des compagnies américaines qui emploient des travailleurs américains et payent des taxes, va réduire l’importation de pétrole étranger. Différents du pétrole, 98 % des provisions de gaz naturel américain viennent de l’Amérique du Nord.

Et aussi retenez ceci : nous n’avons pas besoin d’investissements massifs dans de nouvelles centrales électriques pour utiliser plus de gaz naturel pour la génération d’électricité. J’ai déjà mentionné plus haut que les États-Unis ont déjà une infrastructure de centrales électriques qui fournit près d’un million de MW. 40 % de cette infrastructure fonctionne déjà au gaz naturel, près de 400,000 MW, comparés à seulement 312,000 MW qui fonctionne au charbon. Mais, contrairement à ces centrales qui opèrent avec un facteur moyen de charge de 75 %, les centrales américaines existantes alimentées au gaz naturel opèrent avec un facteur de charge à moins de 25 %. Il s’est trouvé que le marché a trouvé le moyen de couper les émissions de CO² sans faire exploser le prix de l’électricité. La part du marché du gaz naturel de l’électricité grossit, et va continuer de grossir, avec ou sans la "bourse du carbone".

Sexto, votre génération a besoin de se concentrer sur de nouvelles technologies et pas seulement de les prendre pour acquises, comme plusieurs de ma génération l’ont fait dans les années 70 et comme plusieurs dans le Congrès continent de le faire encore aujourd’hui.

Un seul exemple : il n’y a pas de telle chose que du "charbon propre". Je pourrais rapidement rajouter, que nous n’avons pas besoin de subventionner la R&D, prévue pour capter et emmagasiner le CO² émis par les centrales aux charbons, même si l’Amérique et le reste du monde, sont primordialement dépendants de ce carburant fossile, pour la production d’électricité.

Vous pouvez être sure d’une chose, le captage et la séquestration du CO² dans le sous-sol vont être immensément couteux et ça va prendre des décennies pour l’implanter à une échelle considérable. Les couts très élevés vont être répercutés sur votre facture. Pour transporter des quantités importantes de CO² captées dans les centrales aux charbons, nous devrons construire un réseau géant de pipelines, dont certains estiment un cout, qui serait comparable au cout de notre propre réseau de pipelines pour distribuer le gaz naturel. Ensuite, nous devrons forer des milliers de puits pour piéger le CO² dans le sol. Les infrastructures requises pour injecter le CO² dans le sol, vont demander une quantité phénoménale d’énergie, qui ironiquement va venir des carburants fossiles, ce qui annule quelques-uns des avantages prévus pour la réduction des émissions de CO². Et où allons-nous mettre tout ce CO²? Questar est propriétaire et opère des infrastructures dans le sous-sol utilisé pour entreposer le gaz naturel. L’entreposage du gaz naturel est en grande demande et nous recherchons continuellement des formations géologiques pour le faire, et je puis vous assurer qu’ils sont peu nombreux.

Septimo (pour ceux qui continuent de compter), il est temps d’avoir une conversation honnête sur les solutions de rechange en réaction au réchauffement global, qui sans doute vont être des solutions futiles pour remplacer les carburants fossiles. Que pensez-vous de l’idée qu’on pourrait s’adapter? En vérité, quand plusieurs scientifiques croient que l’usage des carburants fossiles est en partie responsable du réchauffement global, plusieurs autres croient que la hausse de la température sera modeste et que la planète va facilement s’adapter. À peu près tout le monde est d'accord qu’une modeste hausse de la température ne va pas causer de dommage à la planète. En fait, des scientifiques hautement respectés, tel que l’astrophysicien Willie Soon de l’université de Harvard, croient que l’addition de CO² atmosphérique pourrait n’être que bénéfique pour l’humanité, parce que plus de CO² aide à la croissance des plantes. Quel est la dernière fois que vous avez vous lu dans les journaux un tel message?

Vous avez sans doute entendu l’argument suivant : que même si le réchauffement global ne s’avérait pas aussi dramatique que ce qui est rapporté, nous devrons continuer à couper les émissions de CO², en prenant cela comme une police d’assurance, le fameux "principe de précaution". Même si aussi séduisant de par sa simplicité, il y a trois problèmes majeurs associés à ce "principe de précaution".

Premièrement,]/b] personnes parmi nous, vit sa vie selon le "principe de précaution". Laissez-moi vous donner un exemple. Dans le monde, près de 1,2 million de personnes par année meurent d’un accident d’auto. Soit près de 3,285 décès par jour. À ce rythme, 120 millions de personnes vont mourir dans une auto, écrasées, quelque part dans le monde, en dedans du siècle courant. Pour sauver ces 120 millions de personnes d’une mort certaine, nous pourrions imposer une vitesse maximale de 5 MPH? [b]Levez la main : ceux qui seraient d’accord de vivre dans un monde qui imposerait une limite de vitesse de 5 MPH, pour sauver de la mort 120 millions de personnes dans le siècle à venir? La plupart de nous ne le feront pas? Parce que nous acceptons des compromis. Implicitement, on fait une analyse des couts/bénéfices et concluons que la vie serait impossible sans notre auto, même, si en ne le faisant pas, nous tolérons que 120 millions de personnes meurent d’un accident dans le cours du siècle à venir. Alors, avant de commencer cette couteuse et futile règlementation de la "bourse du carbone", ne serions-nous pas prévoyants d’insister, pour avoir une analyse honnête, qui consisterait à trouver des solutions de rechange économiques pour contrer le réchauffement climatique?

Deuxièmement, les médias s’appesantissent sur les dommages éventuels du réchauffement climatique, mais ignorent le fait que les couts issus de ce concept vont aussi causer des dommages. Nous avons une quantité de richesses dans le monde qui est limité. Nous avons aussi une longue liste de problèmes : tels que la faim, la pauvreté, la malaria, la prolifération nucléaire, le VIH, seulement pour en nommer quelques-uns. Votre génération devrait se demander : comment peut-on faire "plus de bien", avec notre richesse limitée? Le cout de la chance que nous avons, d’associer une large partie de notre richesse collective pour résoudre un problème potentiel et hypothétique, qui arrivera peut-être dans 50 à 100 ans, veut aussi dire que nous faisons actuellement "moins de bien", en transigeant avec notre problème courant.

Troisièmement, les économistes vous diront que les conséquences d’une "bourse du carbone", une taxe sur l’énergie, vont ralentir la croissance économique. Une croissance plus lente de l’économie qui va se répercuter sur plusieurs décennies, veut aussi dire, que les prochaines générations auront moins de richesses pour composer avec les conséquences d’un changement climatique, quelque soient ses méfaits hypothétiques.

En fait, les humains sont remarquablement adaptifs. Par exemple, les peuples qui vivent au nord du cercle Arctique, où les températures se maintiennent au-dessous de zéro "F" la majorité de l’année, se sont adaptés à des conditions climatiques, qui la plupart du temps, sont dramatiques. Approximativement, le tiers de l’humanité vit sous des climats tropicaux, où la température se maintient de façon habituelle à plus de 100 degrés "F". En fait, vous pouvez prendre chacun de ces problèmes théoriques, et déterminer le moindre cout nécessaire, pour transiger avec celui-ci, un problème causé par le rationnement de l’énergie fossile, exacerbé par l’idée que le CO² anthropique réchauffe la planète. Par exemple, si la glace de l’Arctique fond et hausse le niveau de l’océan Atlantique, un monde plus riche, va plus facilement s’adapter dans le temps en déménageant vers d’autres lieux plus propices, ou en construisant des digues pour protéger les propriétés bâties sur le bord de la mer, et cela se fera à l’intérieur de longue période de temps.

Excellent, mais comment allons nous sauver les ours polaires? Dès là, je vous ferai remarquer que les ours polaires ont survécu à des changements climatiques importants pendant des milliers d’années, et en plus, tout récemment, durant la période appelée la "période chaude médiévale" (1000 à 1300 A,D.), dans laquelle de larges étendues de glaces polaires ont disparu et qu’alors, le Groenland était réellement "vert", les ours polaires se sont bien adaptés et ont survécus jusqu’à aujourd’hui, et tellement bien, que leur population a doublée depuis 1950, pour atteindre un niveau, peut-être jamais atteint depuis ce temps.

Contrairement à l’image qui nous remue tant, sur la couverture du Time montrant un ours polaire en équilibre instable sur un bloc de glace et qui apparemment est près de se noyer? Toutefois, les ours polaires peuvent nager pendant des milles. De plus, beaucoup plus d’ours polaires sont tués chaque année par les blessures que les chasseurs leur infligent, que de noyades! À la place de rationner les énergies fossiles, peut être que la première chose que nous devrions faire pour protéger les ours polaires, serait d’arrêter de les tuer avec des carabines.

Laissez-moi conclure en retournant à la leçon que ma génération a apprise lors de la crise énergétique des années 1970. Nous avons appris que les choix énergétiques que les politiciens favorisent, mais non confirmés par le marché sont destinés à échouer. Si l’histoire nous a appris quelques choses, c’est, que nous devons résister à la tentation de demander aux politiciens de substituer leur jugement avec celui du marché, et laissé le marché déterminer : le montant de l’énergie qui sera utilisée, quel type d’énergie est utilisé, où, comment et par qui est-elle utilisée. En vérité, aucune source d’énergie n’est parfaite, alors, seulement le marché peut évaluer les bons et les mauvais aspects de chaque source. Le rôle du gouvernement est de mettre en place des normes raisonnables pour un environnement sain et de s’assurer que le marché fonctionne bien.

Ce matin, j’ai couvert beaucoup de terrain. J’espère que j’ai réveillé votre esprit sur votre future énergétique. Le plus important, j’espère, est que vous continuerez à jouir de la liberté, la prospérité et une réserve abondante d’énergie à des prix que vous aurez les moyens de payer. Merci pour votre attention, et maintenant, je serais content d’entendre quelques réfutations.

Keith O. Rattie

Bibliographie

SOURCE pdf VOIR ICI

(1)
S&P 500 (SPX) est un indice boursier basé sur 500 grandes sociétés cotées sur les bourses américaines. L'indice est possédée et gérée par Standard & Poor's


(2)- Energy Myths and Realities by Keith O. Rattie, CEO of Questar
By Joshua Steimle 8 Comments Categories: Energy Policy and The Environment


(3)- Source Greenie

(4)- Ce discours est disponible sur site de la Questar Corpotation, sous forme PDF.

(5)-Article publié par Joshua Steimle. Note de l’auteur (J.S) : Malgré que la lecture du PDF semble une annonce pour vanter le gaz naturel, ce que produit réellement la compagnie de M. Rattie, cela reste quand même une des meilleures études qu’on peut lire sur la RCA et les politiques énergétiques.

(6)- Source pour Questar corporation


Traduit de l’anglais par Vinety, le premier juillet 2009
Note : traduction du texte intégral. Quelques phrases de mon cru ont été ajoutées pour éclairer le texte.

Amicalement

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MessageSujet: Re: La vérité vs la réalité sur le RCA et les énergies fossiles.   Dim 5 Juil - 14:23

Très intéressant et instructif comme point de vue ça met les choses en perspectives.

Il y a un endroit ou M.Rattie dit :"Ils ont trouvé la façon de produire des quantités astronomiques de gaz naturel à partir des formations de schistes qui existent en énormes quantités".
Sais-tu de quoi il parle? Est-ce à dire que le gaz naturel serait en abondance pour un siècle sans problème?

Est-ce le même genre de gaz qui serait acheminé à Rabaskan (ici au Québec) ou un autre genre de gaz?

Et une fois que le gaz est consummé, comme quel genre de pollution il fait, ne fait-il que du CO2 ??
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MessageSujet: Re: La vérité vs la réalité sur le RCA et les énergies fossiles.   Dim 5 Juil - 16:04

Pierre a écrit:
Très intéressant et instructif comme point de vue ça met les choses en perspectives.

Il y a un endroit ou M.Rattie dit :"Ils ont trouvé la façon de produire des quantités astronomiques de gaz naturel à partir des formations de schistes qui existent en énormes quantités".
Sais-tu de quoi il parle? Est-ce à dire que le gaz naturel serait en abondance pour un siècle sans problème?

Est-ce le même genre de gaz qui serait acheminé à Rabaskan (ici au Québec) ou un autre genre de gaz?

Et une fois que le gaz est consummé, comme quel genre de pollution il fait, ne fait-il que du CO2 ??

Salut Pierre

Merci pour ces questions : En fait, il y a tellement de gaz naturel à travers le monde et venant de beaucoup de sources différentes, qu’en effet, les prix du gaz naturel en Amérique du Nord ont été particulièrement volatils entre septembre 2007 et août 2008, passant de 5 $ CA à 11 $ pour retomber à 7 $ le gigajoule (GJ). Le rapport affirme que le gaz naturel doit atteindre 8 $ à 9 $/GJ dans l'Ouest canadien pour maintenir ou accélérer les niveaux d'activité de forage actuels. Ici, un siècle me semble court, mais je laisse la parole aux experts.

Le gaz naturel, d’où il vienne, est toujours semblable et l'un des moyens énergétiques les moins polluants. En effet, lorsque sa combustion est complète, il n'émet que de l'eau et du dioxyde de carbone := CO²
CH4 + 2O2 + 8N2 --> CO2 + 2H2O + 8N2

Comme tous les combustibles fossiles, après combustion, il rejette du dioxyde de carbone, mais seulement 55 kg par gigajoule de chaleur produite, contre 75 pour le pétrole brut, et 100 environ pour le charbon. Par rapport aux énergies non renouvelables, l'avantage du gaz naturel est encore plus grand si l'on tient compte des émissions sur le cycle complet « du puits au bruleur » et pas seulement de celles résultant de l'usage final du combustible : en effet, l'extraction et le traitement du gaz naturel consomment beaucoup moins d'énergie.

voir ici Comment le gaz de schiste se forme-t-il? et ici

Citation :
Deux théories expliquent la formation du gaz naturel. La plus populaire est la théorie organique, qui soutient que la formation du gaz naturel débute avec la photosynthèse, un processus selon lequel les végétaux utilisent l’énergie solaire pour transformer le dioxyde de carbone et l’eau en oxygène et en hydrates de carbone. Les restes de ces plantes, de même que les formes animales qui les ont ingérées, sont enfouis par des sédiments. À mesure que s’accroît la charge sédimentaire, les hydrates de carbone se transforment en hydrocarbures sous l’effet de la chaleur et de la pression. Le gaz naturel se forme dans des roches mères organiques, des schistes noirs à grain fin. Sous l’effet de la pression constante exercée par les sédiments, la majeure partie du gaz naturel migre des roches mères vers des roches plus poreuses tels le grès et le calcaire. On appelle « gaz de schiste » le gaz naturel demeurant dans les schistes.



Pierre a écrit:
Est-ce le même genre de gaz qui serait acheminé à Rabaskan (ici au Québec) ou un autre genre de gaz?

Oui, tous les gaz naturels sont tous issus de presque toutes les mêmes formations géologiques et en final, sont les même, avec les mêmes propriétés. Cependant, pour Rasbaska, il s’agit ici d’importation d’outre-mer, France et Gazprom de la Russie, qui a du gaz naturel qui lui sort par les oreilles. Ce dossier est très mélangé, politique, protectionnisme déguisé, concurrence effrénée, d’anti-DD pour les adeptes de ce slogan, environnementaliste pour les écoterroristes, etc. Comme tu vois, ce n’est pas les énergies fossiles qui manquent, mais bien une question politique, dogmatiques et protection des marchés, et surtout géopolitique et idéologique et des milliards de $ en jeu avec la "bourse du carbone" (cap & trade américain) etc. Et chacun d’y aller de sa rhétorique maison pour défendre ses billes. Rien de scientifique, mais seulement idéologique et question de gros sous.

Amicalement

Vinety

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