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 Pourquoi l’environnementalisme continue d’imploser.

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Vinety
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MessageSujet: Pourquoi l’environnementalisme continue d’imploser.   Dim 24 Mai - 1:24

Salut les membres et les visiteurs

Une opinion de Ted Nordhaus et de Michael Shellenberger sur l’environnementalisme moderne. La bulle verte.

The New Republic The Green Bubble : by Ted Nordhaus and Michael Shellenberger Why environmentalism keeps imploding. Post Date Wednesday, May 20, 2009

Version française : Par Vinety, 22 mai 2009

Les verts antimodernistes apportent avec ce thème plusieurs contradictions. Malgré leur rhétorique d’une seule planète, "ce n’est pas tous les humains qui ont les mêmes préoccupations quand ils sont confrontés au RC." Les verts mentionnent souvent que le RC aura un impact important pour les pauvres de la planète, cependant ils négligent de mentionner que les pauvres ont beaucoup plus à gagner avec un enrichissement alimenté avec une énergie fossile bon marché comme le charbon. Pour les pauvres, le climat est déjà une chose dangereuse. Ils sont déjà exposés à la sècheresse, aux inondations, aux ouragans, et les maladies que le réchauffement futur devrait intensifier. C’est leur pauvreté et non l’augmentation du niveau de CO² qui les rend plus vulnérables que le reste du monde.

Ce n’est pas eux qui ont le plus à perdre, c’est nous les riches occidentaux. C’est nous qui avons acquis le confort, la prospérité, et une sécurité économique pour nous-mêmes et nos enfants, qui avons le plus à perdre avec le scénario apocalyptique du RCA, qui a été trop souvent invoqué dans les dernières années. Ce dont plusieurs parmi nous avons le plus peur, serait la menace existentielle que pourrait représenter une vision globale d’une sorte de pays comme la Somalie, qui est un pays en faillite, caractérisée par peu de ressources et un chaos généralisé. C’est très ironique de constater qu’au cœur du discours antimoderniste réside la peur de perdre notre modernité. Néanmoins, c’est devenu un article de foi parmi plusieurs "verts", que les pauvres en général sont plus heureux avec moins et doivent être protégés des horreurs de la surconsommation et du développement économique, sans prendre note de la réalité de la mortalité infantile, des maladies qu’on peut soigner, l’espoir d’une vie plus longue et de la misère noire du monde agraire.


L’inconvénient de l’ancienne vision entretenue parmi les élites, que les pauvres sont spirituellement plus riches, et l’exagération de gestes insignifiants qui consistent à recycler et a acheté de nouvelles ampoules plus économiques, sont toutes les deux motivés par une dissonance cognitive créée tout simplement par des croyances simultanées, que ce ne soit pas possible que les 6.7 milliards d’humains de la terre puissent vivre de la même façon que nous vivons, et sachant consciemment ou inconsciemment, que nous ne sommes pas prêts à laisser tomber notre haut niveau de vie. Ceci est le clivage "entre ce que vous pensez et ce que vous faites", ce que Pollan se réfère, et ça ne devrait peut-être pas être une surprise qu’autant de libéraux instruits vivant presque tous au sommet d’une hiérarchie sociale qui devient de plus en plus stratifié, ce que Pollan et Beaven trouvent tellement évident. Mais, que planter un jardin derrière la maison pourrait aider à cicatriser notre anxiété écologique de vivre dans une société d’abondance, ça va peu contribuer à guérir la planète et élucider les plus grandes contradictions sociales, tache, dont nous prétendons nous atteler à résoudre.

Même aux États-Unis, différents intérêts aident à façonner différentes attitudes. Les Américains les plus pauvres vivant dans des états plus dépendants de l’électricité moins chère produite par des centrales aux charbons, sont beaucoup moins enclins à supporter une politique qui les obligerait à payer plus chers pour leur électricité et en plus crée du chômage que sont les Américains plus fortunés de la cote, où leurs ressources énergétiques sont déjà plus propres. Croire que notre intérêt commun est de stopper le réchauffement global, devrait nous solidariser, même si Al Gore a dépensé plus de 300 millions de $ qu’il a obtenus de son cinéma et des concerts rock, des annonces de revues et de TV pour essayer de circonvenir la partisanerie politique. Ses annonces montrent des personnes célèbres qui ne sont pas d’accord, comme Nancy Pelosi et Newt Gingrich assises côte à côte sur un sofa. Il l’a appelé la "campagne du nous." (Nous pouvons ne pas être d’accord sur la politique, comme mentionne l’annonce, mais nous pouvons tous être d’accord que nous devons faire quelque chose contre le RG.) Mais récemment, Gingrich a affirmé qu’il était contre la législation sur les changements climatiques, qu’Al Gore favorise.

L’idée qu’une vision commune de la nature pourrait aider à surmonter nos divisions et transcender le désordre politique est une idée qui est aussi vieille que chimérique. La politique implique toujours des conflits, des contradictions, et des compromis. Façonner notre avenir va demander que nous reconnaissions franchement nos intérêts divergents tout aussi bien que ceux qui nous sont communs. Malgré que l’utopisme ait un côté envoutant, une façon d’imaginer un monde meilleur, il a aussi un côté ombrageux caractérisé par une envie de fuir la réalité, qui est toujours la marque de chaque bulle, qu’elle soit verte ou financière.

Que nos dirigeants soient capables ou on non d’enligner leurs politiques pour une bulle post-environnementale, chacun de nous ferions mieux d’être méfiant de la répugnance envers la vie moderne et de notre nostalgie de la surpasser. L’insatisfaction primaire, que presque chacun de nous peut ressentir, n’est pas une raison d’abandonner notre style de vie moderne, mais plutôt de tenir compte des conséquences inéluctables des choix extraordinaires, de ses aubaines, de la sécurité qui nous entoure et de prendre conscience de notre individualité que la modernité elle-même rend possible. Comme telles, les contradictions qui alimentent notre frustration et notre désir de transcendance sont insolubles. Et nous devrions le célébrer.

Ted Nordhaus and Michael Shellenberger are the authors of Break Through: Why We Can't Leave Saving the Planet to Environmentalists and founders of the Breakthrough Institute.

Voir ici

Amicalement

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